« La Syrie est là, juste de l’autre côté de la montagne »… L’oeil se perd dans la roche, comme à la recherche d’un cailloux familier, souvenir d’une époque lointaine où l’on vivait en paix. Mais aujourd’hui, le quotidien c’est l’exil et la vie dans ce camp où les tentes s’entassent dans le froid et la misère. Au bord d’une route en construction, des dizaines de familles ont trouvé refuge.

Nous sommes en août 2014, des centaines de milliers de personnes fuient les combats dans le Nord de l’Irak. Ils trouvent refuge là où ils peuvent : dans les écoles, les parcs et pour un grand nombre d’entre eux dans d’immenses tours en construction.

De son œil valide, Abu Abbas fixe le cendrier posé sur la natte. Un jeune garçon autiste court autour de lui dans la tente. A sa droite, une fenêtre a été découpée dans la plaque d’aggloméré qui fait office de mur. Elle laisse passer un faible soleil, venu chasser les lourds nuages chargés de pluie de la veille.

Poussés à l’exil par l’avancée des rebelles de l’Etat islamique (EI), ils ont fui sans rien ou presque, depuis Mossoul ou Tall Kayf, depuis le Sinjar. Ils sont des centaines de milliers à avoir parcouru les mêmes routes, celles qui mènent au gouvernorat de Dohuk. Parmi eux, plusieurs dizaines de milliers ont rallié Zakho, la principale localité du nord du gouvernorat, dans le Kurdistan irakien.

Malek Jandali est un pianiste syrien originaire de Homs. Habitué des grandes salles de concert, il a joué à deux reprises sur le piano « libre service » installé gare Saint-Lazare à Paris, les 7 et 8 mai 2014. Un moment émouvant, le jour où les derniers rebelles quittaient la ville où Malek à grandi.

« Hope for Syria » is a triptych for three years of fallen hopes and broken lives. Through the smiles of children from Atmeh and Za’atari camps, our aim is to demonstrate that despite barbary and bombings, despite destitution and confinement in the camps, hope always remains.

« Hope for Syria » est un triptyque pour trois années d’espoirs déçus, de vies brisées. A travers des sourires d’enfants des camps d’Atmeh et de Zaatari, notre volonté est de démontrer que malgré la barbarie et les bombardements, malgré le dénuement et l’enfermement dans les camps, l’espoir demeure toujours.